17.09.2006

revendications vélorutionnaires

FAITES UN CADEAU AUX GÉNÉRATIONS FUTURES : ABANDONNEZ VOTRE VOITURE.

L'automobile bat tous les records ! 1ère place toutes catégories pour l'occupation des sols, 1ère source de bruit et de stress, 1ère source de pollution et d'injures, et bien d'autres tristes trophées.

Pourquoi déplacer 1300 kg pour transporter 70 kg (homme) ou 55 kg (dame) ? Pourquoi prendre un engin conçu pour 5 personnes rempli à 1,2 personnes ? Pourquoi ne voit-on pas d'embouteillages dans les pubs auto ? Pourquoi des pare-buffles quand l'animal le plus dangereux à Paris est le conducteur lui-même ? Pourquoi ne pas faire du vélo en dehors du dimanche ? Halte à la schizophrénie automobile ! Sortir du piège auto demande une volonté de tous et des élus d'abord pour offrir à chacun une chance de faire du vélo hors des salles de fitness.

LE COLLECTIF VÉLORUTION DEMANDE DONC URGEMMENT :

  • l'abolition des privilèges injustement accordés à la bagnole, qui envahit l'espace visuel, sonore, olfactif jusqu'au fond de nos bronches ;
  • la restitution des espaces urbains aux piétons, personnes à mobilité réduite, rollers, skaters, cyclistes, transports en commun !
  • le renforcement du réseau cyclable : parcours continu, franchissement des ronds-points, généralisation des contresens cyclables ;
  • la gratuité des transports en commun ;
  • la mise en place d'un «réseau vert» de rues reliées entre elles  réservées aux vélos, piétons et sans-moteur ;
  • la fin de l'intolérable tolérance envers les véhicules à moteur ne respectant pas les voies de bus, les trottoirs, les passages piétons, les bandes cyclables, la vie quoi.
  • la mise en place du code de la rue tel que les usagers le préconisent

L'automobile n'est pas une fatalité, c'est un mode de pensée qui asphyxie nos villes et nos vies. Par nos comportements, nos choix, il nous appartient de nous libérer de la tyrannie bagnole, pour nous, pour le futur. Vélorution !

14.09.2006

vélorution = critical mass

medium_bandeau_zone_gratuit.jpgTémoignage :

"J’aime bien ce concept de masse critique.

D’infimes éléments s’ajoutent doucement, lentement, petit à petit... Et puis un jour tout bascule et c’est irréversible. Le hasard ou le destin a désigné l’élu, un élément que rien ne distingue des précédents si ce n’est que c’est lui qui va assumer la responsabilité du changement d’état, comme ça, sans même s’en rendre compte.
Un peu comme ces expériences que l’on faisait gamin en cours de chimie, goutte à goutte, jusqu’à que le liquide passe du violet à l’incolore (ou le contraire, mes souvenirs sont volatiles).

Citadin automobiliste ou mieux piéton, peut-être avez-vous été comme moi un jour le témoin du passage d’un joyeux cortège bigaré de cyclistes ? Où je vis c’est chaque dernier vendredi du mois en fin de journée qu’ils envahissent la ville pour une promenade à travers la cité.

Deux roues, trotinettes, rollers, n’importe quoi qui roule à l’huile de genou. Ils sont parfois déguisés, leurs montures décorées, le sourire aux lèvres. Vous ne pouvez vous empêcher de vous arrêter pour les regarder passer. Alors ils vous interpelent gentiment "Rejoignez-nous avec votre vélo !" disent-ils simplement en choeur.

Derrière il y a cette idée de s’approprier autrement l’espace urbain, de lutter contre la pollution, etc. Mais le "message", si message il y a, serait donc avant tout une invitation à participer. L’idée c’est donc de passer un bon moment ensemble en bougeant un peu son corps par la même occasion. Difficile de résister non ?

Bien entendu si le nombre devient conséquent cela commencera à faire sens (d’où le nom Critical Mass). D’ailleurs désormais la municipalité, bon gré mal gré, les accompagne pour baliser le parcours (et aussi calmer les impatientes ardeurs des quatre roues momentanément immobilisées).

L’irruption de Critical Mass dans le monde des transports me fait inévitablement penser à celui des logiciels libres dans le monde "tranquille" des logiciels.

Pas de chef. Pas de course, donc pas de classement. Une utilisation d’internet pour s’informer et s’organiser. Un adversaire désigné (la voiture, ou tout du moins son omnipotence). Une irritation de ceux qui sont de l’autre côté de la barrière (manifestée ici par d’aussi récurrents que ridicules coups de klaxons). Un simple dénominateur commun : le vélo. Une destination moins importante que le chemin qui y mène. De l’art de faire du politique sans avoir l’air d’y toucher. Une ambiance festive. Un chien dans un jeu de quilles. Une irréverence pour les codes en vigueur qui apparaissent du même coup pas si naturels que ça. Une belle occasion de faire des rencontres en toute décontraction. Une alternative. Une forte capacité de séduction. Pas de clivage politique, l’acceptation de tous peu importe leurs origines et leurs contradictions, pas la moindre notion d’argent apparente. L’idée que c’est possible si un seuil est atteint. Des manifestations modestes mais planétaires. Une incitation à être vous aussi des leurs la prochaine fois...

Le prochain premier vendredi du mois, c’est décidé, j’enfourche ma bicyclette, avec ou sans Paulette..."

Jules

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