25.09.2006
Plein de photos de la 1ère Vélorution
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Le Dakar ou l'idéologie sportive de la bagnole révélée
Quand la bagnole est un moyen de transport, c'est une machine de mort qui pollue nos villes et nos campagnes. Mais quand ils en font un sport, c'est abject, machiste et réactionnaire. Et quand ils vont faire mumuse en Afrique, c'est notre relation colonialiste à ce continent qu'ils entretiennent.
Parce que l'usage social de la bagnole est certainement lié à sa spectacularisation, et que ça n'est pas neutre, parce qu'il est dommage de toujours se révolter une fois par an et d'oublier, je vous propose un texte publié dans le n°1 des Mur murs de la ville, journal modeste et mural ainsi qu'une sélection de liens sur le sujet.
par Gilles Van Kote
Comparaison n’est certes pas raison. Difficile, pourtant, de ne pas rapprocher les deux chiffres suivants. En 2005, trois incendies survenus à Paris, dans deux immeubles habités par des familles africaines et dans un hôtel, ont fait 48 morts, provoquant une polémique sur le logement social. Depuis sa première édition, en 1978, le Dakar, rallye-raid imaginé par Thierry Sabine, a fait 48 victimes, dont son propre créateur, disparu en 1986. Dix-sept d’entre elles, toutes africaines, ne participaient pas à la course.
Peut-on imaginer ce qu’il serait advenu d’une telle épreuve si elle se déroulait en France ? Dans un pays qui se félicite d’avoir fait baisser de 5 km/h la vitesse moyenne des véhicules entre 2001 et 2004 et d’être passé sous la barre des 5 000 morts sur les routes en 2005, tolérerait-on de lâcher en pleine nature plusieurs centaines de concurrents pétaradants et de payer un tribut de deux morts annuels, sacrifiés sur l’autel de la vitesse ? Assurément, le Dakar ne serait plus.
Les organisateurs de l’épreuve — laquelle y a perdu son appellation originale de Paris-Dakar — ont renoncé à emprunter les routes hexagonales pour se replier sur le Portugal, l’Espagne et l’Afrique.
Le débat est aussi vieux, ou presque, que le Dakar. Dans les années 1980, déjà, le collectif Pa’dak, appuyé par René Dumont, le père de l’écologie, se battait pour faire cesser le massacre. Le CAJO (collectif anti-Jeux olympiques) a pris le relais : ses militants se sont rendus, le 13 janvier, au siège d’Amaury Sport Organisation (ASO), société organisatrice de l’épreuve, pour lui remettre le “Prix de l’indignité humaine“, symbolisé par un pneu maculé de sang. Quelques heures auparavant, un jeune Guinéen avait trouvé la mort, renversé par un concurrent du Dakar. Le lendemain, un garçonnet était tué par un camion d’assistance, au Sénégal cette fois.
Aussitôt, comme à chaque fois qu’un tel drame se produit, organisateurs et concurrents se sont sentis obligés de se justifier, souvent maladroitement. “En Afrique, on arrive dans des endroits où il n’y a rien et où les gens sortent de nulle part”, a avancé Roger Kalmanovitz, responsable de la sécurité de l’épreuve. “Il faut connaître l’Afrique pour savoir ce que c’est : ils chantent, ils dansent, ils courent partout parce que c’est super pour eux, le rallye. Ils sont un peu inconscients”, a déclaré au Journal du Dimanche l’ancien skieur Luc Alphand, vainqueur de l’édition dans la catégorie autos.
“Des accidents comme celui-ci, il en existe tous les jours au Sénégal, a précisé Alaouine Tall, vice-président de la Fédération sénégalaise des sports mécaniques. Nous serons heureux de continuer à accueillir le rallye dans le futur.” Car le Dakar serait une bénédiction pour l’Afrique : c’est le dernier argument des partisans de l’épreuve, qui se gardent bien pourtant d’aller demander leur avis aux intéressés. Sont mis en avant l’enthousiasme populaire (réel), les retombées économiques (jamais mesurées) et les actions humanitaires d’accompagnement.
Au prix de quelques chambres d’hôtel et forages de puits, avec le soutien de quelques élites locales, le Dakar offre à ses concurrents un terrain de jeu bon marché, dont le seul inconvénient est d’être habité par des “inconscients” auxquels vient parfois l’idée saugrenue de traverser une piste sans imaginer qu’un bolide pourrait survenir.
Pour ne pas fâcher, ne parlons pas de l’irruption obscène, dans des régions démunies, d’une caravane affichant ostensiblement sa puissance économique et symbolique, ni des effets dévastateurs d’un tel étalage sur les jeunes générations d’Africains. Réjouissons-nous plutôt pour Luc Alphand, qui espère que tout ça “ne va pas gâcher ce (qu’il a) accompli” et affirme que mieux vaut disputer le Dakar que de rester à la maison. Sinon, “tu feras 120 kg, sur ton canapé, à bouffer des chips devant la télévision. Et tu crèveras”, estime-t-il.
Allez expliquer ça à la famille de Boubacar Diallo, 10 ans, mort le 13 janvier sur le bord de la route.
Pour plus d’infos :
15:05 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Voici ce que fait la police !!!
Le 22 septembre 2006, l’Europe entière célébrait la journée « sans ma voiture ». En faisant procéder à l’arrestation d’une soixantaine de cyclistes pendant plus de quatre heures, le Préfet de police de Paris en a fait une véritable journée « sans mon vélo ».
Les sympathisantEs de Vélorution et de Vélo 15et7 s’étaient donnés rendez-vous à 18h30 place de l’Etoile à Paris pour dénoncer l’absence de politiques concrètes en faveur des modes de circulation non polluants. Ils et elles entendaient également marquer ainsi leur présence quotidienne dans la ville et dénoncer le mépris avec lequel les autorités françaises les traitent.
Arguant de « l’entrave à la circulation » que représenterait la réunion de 200 cyclistes dans l’espace urbain, la Préfecture de police de Paris à fait procéder à une interpellation massive de militants et de militantes pacifiques, et à un enlèvement autoritaire de leur vélo.
Alors que les associations de cyclistes, de roller, d’usagers des transports en commun et de personnes à mobilité réduite attendent depuis de longs mois un rendez-vous avec ses services, le Préfet marque une nouvelle fois, par la répression de cette manifestation festive, son indifférence pour la lutte contre la pollution et sa soumission à l’idéologie automobiliste.
www.velorution.org07:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2006
La bagnole comme sport
Quelques liens permettant d'aborder la critique de la bagnole comme sport (rubrique à compléter) :
Collectif Anti-Jeux Olympiques
18:30 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.09.2006
A vendre !
Vends vélo de ville pour femme. Servi 1 mois. Très bon état.
8 vitesses. Tél. : 0687106863
10:05 Publié dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2006
Brest à Pied et à Vélo
Brest à Pied et à Vélo, anciennement l'ADPV (Association de Défense des Piétons et des Cyclistes) est née en 2001 à l'initiative de Michel et Nicole Odeye.
Adhérents et sympathisants se regroupent autour d'un bureau composé de 6 membres : Nicole, Pascal, Coralie, Ronan, Luc et Isabelle.
La dernière AG a vu ses statuts modifiés.
Son objet est désormais :
- encourager les déplacements à pied et à vélo à Brest et dans ses environs,
- inciter à réduire l’usage de l’automobile en ville,
- veiller au bon usage de l'argent public dans le domaine des transports et des déplacements au sein de BMO ° (voir note).
Les enjeux pour lesquels nous souhaitons que la Vélorution prenne racine sont :
- plaisir de vivre dans une ville libérée des pollutions sonores, atmosphériques, visuelles et spatiales de l'automobile,
- liberté et sécurité des modes de transport alternatifs,
- réponse à la crise majeure à venir de la fin du pétrole,
- environnement et santé (qualité de l'air, climat, effet de serre...).
Centre Commercial Des Bahamas
40 av. de Provence
29200 Brest
contact : 02.98.01.46.85 (Isa)
L'adhésion est de 8 euros, 4 euros pour les étudiants et les tous petits budgets. 12 euros pour une famille, un couple.
° note : Ce dernier objet peut paraître curieux mais il a été rendu nécessaire compte tenu de l'action en référé menée auprès du Tribunal Administratif et déboutée faute d'avoir prévu un tel article.
15:35 Publié dans Brest à Pied et à Vélo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.09.2006
Le Tramway, sauveur suprême ?
Envisageons un instant la solution politique plutôt que la "solution" miracle du Tramway et de la technique.
Basons nous sur l’argumentaire en faveur du Tramway trouvé sur le site Brest ouVert, plateforme de communication des Verts de Brest, pour mieux le réfuter :
Nous sommes d’accord sur l’augmentation considérable du trafic automobile : "+30 % environ en 10 ans, +3% / an en moyenne sur les principales artères". Pas vraiment sur les conséquences, qui sont les suivantes, certaines étant évacuées par nos amis du parti écologiste : réchauffement climatique, épuisement des ressources fossiles, un danger permanent pour les piétons et les vélos, et la perpétuation de l’idéologie sociale de la bagnole, idéologie qui voudrait nous faire croire que la voiture est porteuse de liberté, alors qu’elle n’est qu’asservissement à la tyrannie de la vitesse et dépendance aux compagnies pétrolières qui financent, pour certaines d’entre elles, le terrorisme (Arabie Saoudite).
Ensuite, ils nous disent que la vitesse des bus a baissé, "elle est passée de 19,6 km/h sur l’ensemble du réseau à 18,6 km/h entre 1994 et 2001" : bien sûr, car les voitures les empêchent de circuler.
Ils nous disent que la fréquentation des bus brestois a baissé, elle "baisse régulièrement depuis quelques années passant de 21,6 millions de déplacements en 1993 à 19,5 millions en 2002" : sans doute parce que le prix du ticket n’a cessé d’augmenter (de 5 francs à 1 euro 10, 7 francs 50 !).
Avancons déjà une solution : baisser le prix du ticket de bus, de façon à inciter l’utilisation de ce type de transport en commun et favoriser une baisse du trafic automobile. Développons le réseau de bus pour satisfaire la demande. Les impôts payent déjà une bonne part du service : les tickets servent à payer... leur impression, et le contrôle. Et s’il manque encore des fonds, certains avancent l’idée de taxer l’entrée des voitures en centre-ville... Pour à terme, rendre les transports en commun gratuits, dans le but de lutter contre le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources fossiles et les inégalités sociales, financières comme énergétiques.
Le Tramway est une solution de facilité, et également un fabuleux moyen de poursuivre la fuite en avant technicienne. À l’hégémonie automobile, ne répondons pas par des moyens techniques, mais par une cohérence politique. Si nous voulons supprimer la bagnole, ne rajoutons pas un Tramway.
Si nous voulons que le vélo soit un moyen de s’autonomiser et soit non-polluant, ne répétons pas l’erreur des Vélo’V de Lyon, deux fois plus lourds que les vélos traditionnels, bourrés d’électronique et donc polluants et coûteux à la fabrication, dôtés de systèmes GPS permettant de suivre chacun de ces vélos à la trâce, et financés par la publicité, agression constante de notre environnement mental. Organisons plutôt des ateliers de réparation et de fabrication de vélos.
Sachons enfin apprécier à nouveau la lenteur, un espace public sain, et affirmons notre droit à l’autonomie.
Section Vélophile Autonome
sva@no-log.org
1 Auteur de "Le système technicien", Calmann-Lévy, 1977
2 Auteur de "La convivialité", Seuil, 1973
12:45 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.09.2006
Mais que fait la police ?
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Et pourquoi pas à Brest, double rond point en travaux du CHU Morvan sans aucun équipement cyclable alors que la loi l'oblige (loi sur l'air et l'usage rationnel des énergies) ?
BMO en prison ! BMO en prison ! BMO en prison ! En voilà un slogan vélorutionnaire !
Le 22 septembre 2006 clôt la "semaine de la mobilité", une semaine de voeux pieux et de belles paroles, encore des paroles. Mais derrière ces louables et bonnes intentions, on continue à tourner en rond.
Les conséquences néfastes de l’utilisation massive et irrationnelle des voitures et deux-roues motorisés dans les agglomérations et sur les grands axes interurbains, des camions sur les longues distances et des avions sur les courtes distances, sont reconnues de tous.
Les solutions pour y remédier sont connues de tous, des citoyens aux élus, de Vélorution au CNT (Conseil National des Transports) : appliquer le principe pollueur-payeur, arrêter la politique fiscale pro-voiture et pro-moto, augmenter le financement des transports publics, stopper la péri-urbanisation, mettre en oeuvre le Code de la rue...
À la conférence des nations unies sur l’environnement humain de Stockholm en 1972, Maurice Strong, arrivait à la conférence à vélo, entouré de son équipe. M Strong, l’organisateur et secrétaire général de la conférence pronaît la nécessité d’intégrer l’équité sociale et la prudence écologique dans les modèles de développement. Plus de 30 ans après, le triomphe du vélo n’est toujours pas au programme, on continue à tourner en rond (*) ! Or il ne sert à rien de tourner en rond. Vélorution et Vélo 15et7 le démontrent par l’absurde :
À Paris, place de l’Étoile de 18h30 à 19H30 (Opération étoile rayonnante) 
15:20 Publié dans agenda | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
La vélorution gagne Quimper. VIVA!
Dans le cadre de la semaine de la mobilité; Les Verts du Pays de Quimper vous proposent dimanche matin une opération "mobilité douce";
Le rendez-vous est fixé à 11 h rue du parc (arrêt bus).
Plus d'informations sur le site de Brest ouVert
13:50 Publié dans agenda | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : velorution, Quimper
17.09.2006
revendications vélorutionnaires
FAITES UN CADEAU AUX GÉNÉRATIONS FUTURES : ABANDONNEZ VOTRE VOITURE.
L'automobile bat tous les records ! 1ère place toutes catégories pour l'occupation des sols, 1ère source de bruit et de stress, 1ère source de pollution et d'injures, et bien d'autres tristes trophées.
Pourquoi déplacer 1300 kg pour transporter 70 kg (homme) ou 55 kg (dame) ? Pourquoi prendre un engin conçu pour 5 personnes rempli à 1,2 personnes ? Pourquoi ne voit-on pas d'embouteillages dans les pubs auto ? Pourquoi des pare-buffles quand l'animal le plus dangereux à Paris est le conducteur lui-même ? Pourquoi ne pas faire du vélo en dehors du dimanche ? Halte à la schizophrénie automobile ! Sortir du piège auto demande une volonté de tous et des élus d'abord pour offrir à chacun une chance de faire du vélo hors des salles de fitness.
LE COLLECTIF VÉLORUTION DEMANDE DONC URGEMMENT :
- l'abolition des privilèges injustement accordés à la bagnole, qui envahit l'espace visuel, sonore, olfactif jusqu'au fond de nos bronches ;
- la restitution des espaces urbains aux piétons, personnes à mobilité réduite, rollers, skaters, cyclistes, transports en commun !
- le renforcement du réseau cyclable : parcours continu, franchissement des ronds-points, généralisation des contresens cyclables ;
- la gratuité des transports en commun ;
- la mise en place d'un «réseau vert» de rues reliées entre elles réservées aux vélos, piétons et sans-moteur ;
- la fin de l'intolérable tolérance envers les véhicules à moteur ne respectant pas les voies de bus, les trottoirs, les passages piétons, les bandes cyclables, la vie quoi.
- la mise en place du code de la rue tel que les usagers le préconisent
L'automobile n'est pas une fatalité, c'est un mode de pensée qui asphyxie nos villes et nos vies. Par nos comportements, nos choix, il nous appartient de nous libérer de la tyrannie bagnole, pour nous, pour le futur. Vélorution !
11:40 Publié dans revendications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

